Les missions spatiales reprennent
- Mathilde Michaud

- il y a 15 minutes
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Environ 50 ans après les missions Apollo, la NASA reprend les voyages lunaires avec l'équipe Artémis. Ils seront les premiers au 21e siècle à voir la face cachée de la Lune. Le 1er avril 2026, le lancement de la mission Artemis II sera une première étape pour confirmer si envoyer des humains vers la Lune est encore possible avant une éventuelle mission vers Mars. Voici les détails de la mission.
Qui sont les astronautes ?
Quatre personnes font partis de l'équipage envoyé en orbite: Christina Koch, Victor Glover, Jeremy Hansen, un Canadien, et le commandant Reid Wiseman. Et oui, un Canadien fait partie de l'équipe. Cet Ontarien est le premier non-américain à voyager au-delà de l'orbite terrestre basse. Fait intéressant, il y avait aussi une Albertaine, Jenni Gibbons, qui devait se préparer de la même manière que Hansen pour être prête à prendre sa place en cas de pépin. Et comment le Canada a-t-il réussi à avoir une place parmi l'équipage Américain ? Le Canada a pu négocier une place dans la mission lunaire grâce à sa contribution sur la construction de la future station spatiale Gateway : le Canadarm3, un bras robotique utilisé sur les navettes. Pendant les 10 jours de la mission, les astronautes devront vivre dans la capsule spatiale Orion, espace qui fait en tout et pour tout 9m³.


Du point de vue technique
Pour préparer l'expédition, il y a d’abord eu Artemis I, en 2022. Ce lancement a été exécuté sans équipage. Avec Artemis II, la présence humaine est un moyen de vérifier les systèmes de survie avant l'essai lunaire. « Pour la NASA, l'objectif ultime du programme Artemis est de jeter les bases de l'exploration du système solaire et de missions habitées vers Mars ». De plus, les missions Artemis ont quelque peu de pression étant donné que la Chine souhaiterait marcher sur la Lune en 2030. Pourtant, ce n'est pas une course spatiale comme déjà vu lors de la Guerre froide, estime Matthew Hersch, professeur d’histoire spatiale à Harvard, pour qui cette première course était « unique en son genre » et « ne se reproduira pas de sitôt ». Tout de même, l'échéance d’un alunissage en 2028 fait douter certains experts puisque l'alunisseur est toujours en cours de développement par Elon Musk et Jeff Bezos. Dans les missions futures, le projet Artemis III testera le vaisseau en orbite lunaire afin que Artemis IV puisse alunir. Pour finir, la différence entre les missions Apollo et Artemis sont clairs : Artemis envisage l'exploration de Mars en plus de faire appel à la collaboration internationale.

Un voyage de 10 jours
L'installation de la fusée sur le site de lancement s'est effectuée les 19 et 20 mars pour un décollage prévu par la NASA le 1er avril à 18h24 en Floride. Néanmoins, d'autres dates de lancement ont été envisagées. De ce fait, l'expédition finira 10 jours après le décollage. Quatre jours seront consacrés au cheminement vers la Lune, et le sixième jour les astronautes passeront derrière la Lune. Finalement, freiné par 11 parachutes, la capsule Orion amerrira dans l’océan Pacifique, près des côtes Californienne.
Source
RADIO-CANADA. (24 mars 2026). Artemis II, le grand test avant l’alunissage. Récupéré sur Radio-Canada :
LE JOURNAL DE MONTREAL. (25 mars 2026). Objectif Lune: c'est (re)parti pour un tour. Récupéré sur Le journal de Montréal :
TVA NOUVELLE. (31 mars 2026). Mission Artemis II: tout est en place pour le lancement. Récupéré sur TVA Nouvelle (Vidéo) :



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