Bien dormir, une épreuve essentielle à notre journée
- Mathilde Michaud

- 26 janv.
- 3 min de lecture
Mathilde Michaud, première secondaire
Tous les mammifères dorment plus ou moins longtemps. Bien sûr, nous, les humains, ne faisons pas exception à la règle. Pourtant, beaucoup souffrent d’insomnie. Pour arriver à la vaincre, il faut d’abord comprendre comment on dort, ce qui nuit au sommeil et qu’est-ce qu’on peut faire pour y remédier.

Qu’est-ce qui nous fait dormir?
Pour avoir un meilleur sommeil, il faut d’abord le comprendre. Dans les faits, les chercheurs des différentes sources de cet article ne savent pas exactement pourquoi nous dormons, mais ont la certitude que c’est essentiel. De manière régulière, moins nous dormons, plus nous nous exposons à différents risques de santé (Inserm, 2025). Notre concentration et notre mémoire seront moins bonnes. De plus, les hormones de croissance et de stress seront perturbées. Un autre effet secondaire au manque de sommeil est la mauvaise humeur : nous pouvons être plus irritable et la gestion des émotions est plus difficile (Université Laval, 2025).
Heureusement, en changeant nos habitudes nous pouvons faciliter le bon fonctionnement de trois facteurs clés du sommeil : le noyau suprachiasmatique, la mélatonine et l’adénosine. Le premier est une petite zone dans le cerveau, jugée comme étant notre horloge interne, en raison de sa fonction de réguler les cycles circadiens. Le jour, il augmentera notre énergie, qui ensuite diminuera tout au long de notre journée. Le deuxième, considéré comme l’hormone du sommeil, n’apparait que lorsqu’il fait sombre. Le troisième est en quelque sorte l’hormone de fatigue. Elle s’accumule tout au long de la journée et nous rend somnolent, puis avec le sommeil, elle disparait.
Qu’est-ce qui freine la somnolence?
D’abord, il faut différencier la fatigue de la somnolence. La fatigue, c’est l’incapacité à fournir des efforts de plus. Nous pouvons la ressentir après avoir fait un grand effort physique, par exemple. La somnolence, c’est le ralentissement de notre organisme (Université Laval, 2025). Le stress, le bruit, la lumière et les psychotropes, sont, bien sûr , à éviter. De plus, le moment du souper peut jouer un rôle sur notre rencontre avec Morphée. Si nous mangeons trop tôt, nous pouvons avoir faim au moment du coucher. D’un autre côté, si nous soupons trop tard, la digestion qui active notre corps nous gardera éveillée (Inserm, 2025). Les téléphones et tout autre appareil électronique sont à éviter au lit : la lumière bleue émanant de ces objets bloque la mélatonine. De plus, les siestes de plus de vingt minutes réduisent l’adénosine de notre corps et nous rendent plus éveillés. Cependant, les siestes qualifiées de « flash » ou de « power nap » (moins de vingt minutes) ne sont pas déconseillées.
Et maintenant?
Le sommeil est une chose fragile et unique à chacun. Aucune de ces procédures ne sont des miracles, mais plutôt des bonnes habitudes. Il faut avant tout cerner quel type de dormeur nous sommes et s’adapter ainsi. Enfin, en soirée, le sport modéré, comme une petite promenade, est conseillé. Une chambre propre, sombre et fraiche (18ºc) est optimale et favoriser la lecture au moment du coucher plutôt que les écrans est recommandé. En général, il est conseillé aux adolescents de dormir entre dix à onze heures par nuit. (Reut Gruber, s.d.) Le matin, pour commencer du bon pied, s’exposer à la lumière du jour rétablie l’horloge circadienne (Inserm, 2025). D’une même manière, avoir un horaire de sommeil, donc se réveiller et se coucher aux alentours des même heures est bon pour notre noyau suprachiasmatique. Mais comment savoir ce qui nous convient? Chacun est soit, lève-tôt/lève-tard, entre d’autre mots est un chronotype, et donc déterminer nos propres besoins est primordial. Remarquez le temps que vous dormez en vacances quand l’automatisme d’éveil créé par l’école et le travail a disparue. Couchez-vous quand vos paupières tombent et sortez de votre lit quand vous êtes reposé (Sommeil et enfant: données scientifiques, s.d.). Le voilà votre rythme. S’il arrive que nous ne dormons plus en pleine nuit, il est préférable de se lever, de faire autre chose et de revenir par la suite plutôt que d’attendre indéfiniment.
Bref, nous dormons grâce à trois aspects et nous pouvons nous adapter à chacun d’entre eux, par exemple en réduisant notre exposition à la lumière aux moments clés ou en nous calmant longtemps avant l’heure du coucher. Ces méthodes ne sont pas sortilège de magie noire qui régleront tous vos problèmes, mais, au moins, elles peuvent améliorer notre repos.
Sources
INSERM.(février, 2025). Mal dormir nuit à la santé... mais bien dormir, alors? Magazine
UNIVERSITÉ LAVAL. (2025). Sommeil et bien-être. Récupérer sur Université Laval : Sommeil et bien-être | Mon équilibre UL | Université Laval
CENTRE DE RECHERCHES DOUGLAS. Sommeil et enfant: données scientifiques. Récupérer sur centre de recherches Douglas : Sommeil et enfant: données scientifiques - Centre de recherche Douglas



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