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Le déjeuner du matin

Dernière mise à jour : 2 mai 2022

Isabelle D'Amours, enseignante de français

27 avril 2022


Cette année encore, dans les classes de madame Érika Dugas et d’Isabelle D’Amours, les élèves ont dû imaginer un “avant” ou une suite à l’excellent poème de Jacques Prévert, Le déjeuner du matin. Voici les 3 perles que nous avons choisi de partager avec vous. Bonne lecture!



Et puis, un jour

Nicholas Labrie, groupe 47


Tu entres, je suis là à t’attendre

Je suis assise à cette table, sans rien comprendre

J’attends avec impatience que tu me souries

Que t’ai-je fait pour subir ce mépris

Toutes ces années où tu m’as aimée

Toutes ces années à me dorloter

Chaque jour, je vois cette tristesse en toi

J’aimerais tant te serrer contre moi

Dis-moi au moins que tu vas bien

Regarde-moi, parle-moi, explique-moi

Je t’aime, sans toi, je ne suis rien

Regarde-moi, parle-moi, explique-moi

Et puis un jour, tout a basculé

De là-haut, j’ai réalisé avec chagrin

Que tu dois poursuivre sans moi, ton chemin

À bientôt mon amour, mon chéri, mon bien-aimé


Un triste matin

Laeticia Barbeau, groupe 46


Je prenais mon petit café matinal

Mais ce matin-là, une chose était anormale

Mon pire cauchemar était devenu réel

Mon courage avait perdu ses ailes

Je n’avais pas la tête à lui parler à ce moment

Ce que j’allais lui dire était dégrisant

Je n'en avais point dormi de la nuit

Mes cernes descendaient jusqu’à l’infini

J'ai fini mon café et je suis parti

Sans même y dire un simple petit adieu

Elle me regardait partir mais n’a rien dit

Elle me regardait d’un regard disgracieux

La veille, je m’étais fait virer

Nous avons perdu notre petite maison

Ma mère ne voulait pas nous aider

Maintenant, comment lui annoncer cette information?


Une horrible matinée

Eugénie Royer, groupe 45


Mon estomac se nouait

Je réfléchissais, je me sermonnais, je me tuais

Je ne pouvais voir cette relation se finir

Par ma faute, je le faisais souffrir


Depuis deux jours, aucun mot ne sortait

Son silence si bruyant me terrorisait

J’avais besoin de lui parler

Lui ne voulait pas m’écouter


Si seulement j’avais contrôlé mes pulsions

Si seulement j’avais vu les conséquences de mes actions

La culpabilité hantait ma conscience

Je n’aurais jamais dû briser sa confiance


Il vivait une double trahison

Son meilleur ami et moi avions agi sans raison

Il s’imaginait nos deux corps se mélanger

Comme le lait et le café

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